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Préparation d'une planche de Deo Ignito (20 fév 2012).
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Le dernier remontait à décembre 2008, il était temps de proposer un nouveau making-of. La création d'une nouvelle planche commence par la relecture des quelques lignes qui composent le scénario de la page:
En partant de là, je peux commencer dans Photoshop le travail de mise en page: j'aurai besoin de reprendre tel décors et tels personnages qu'on voyait sur la page précédente, je joue sur la taille des cases, sur leur nombre, pour faire passer le contenu du paragraphe scénaristique. Je commence en général par faire une case par action. Ensuite, je brode: il m'arrive de souder des cases, ou d'en ajouter pour modifier le déroulement de la séquence. Une fois la mise en page satisfaisante, je peux commencer le travail d'affinage: donner du corps aux personnage, asseoir leurs attitudes, leurs expressions,… Puis vient la mise au net. Travail lent mais indispensable. Ici, il faut faire attention à l'enchevêtrement des traits: éviter les points de tensions (quand des traits se rejoignent sur un autre), les traits tangents, les traits qui se poursuivent d'une case à l'autre, etc. Quand la mise au net est terminée, je peux commencer le travail dit de “sélections”. Il s'agit d'isoler dans une couleur unique chaque élément de décors, chaque personnage, afin de pouvoir ultérieurement les sélectionner rapidement d'un coup de l'outil “baguette magique”. Ensuite, même travail, en entrant davantage dans le détail. Ici, je peux me permettre de déjà utiliser les teintes principales. À nouveau, tout est en aplat et dans une couleur unique 1 à nouveau, afin de pouvoir effectuer rapidement une sélection. Si je dois peindre un élément de décors (comme la fumée ici), cela est fait sur un calque à part. Enfin, vient le travail de peinture des lumières. À ce stade, j'ajouter également des ombres supplémentaires dans les recoins, une texture sur l'ensemble de l'image à l'exception de personnages et des “ciels”. C'est pendant cette étape, maintenant que tout est visible, que je règle les contrastes entre les différents plans de l'image. Ici, le masque des lumières: chaque zone blanche fait apparaître ce qui correspond à une zone éclairée sur mon image. Détail de l'encrage:
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Publié par Dr_Folaweb, 20 févr..









Lapin
Tu utilises quels outils ? À quel moment bascules-tu sur informatique ?
20 févr.
Je n'utilise plus que l'informatique. Le scénario est rédigé dans un fichier .txt et les crayonnés sont faits sous Photoshop.
20 févr.
Super tuto. Merci, Dr_Folaweb. :)
20 févr.
Dessin, mis en page, colo., tous est bon ! Et maintenant je sais pourquoi. Bon boulot Dr !
21 févr.
Ma foi, petite tuto fooooortement agréable, content de voir que j'use de la bonne technique depuis =D
23 févr.
tu bosses sur des formats proche des résolution web ou tu travaille à des résolutions élevé pour une éventuelle publication papier ? RVB ou CMYK ?
27 mars
Je travaille TOUJOURS en hi-def, JAMAIS à une “résolution web”, tout simplement parce qu'il est possible de réduire la taille d'une grande image, mais que l'inverse n'est pas souhaitable.
Dans le détail:
Pour la mise au net du trait, quand je travaille sur papier, la surface utile est de 24 cm × 34 cm.
Quand je travaille à la Cintiq, je suis en 4680 pixels × 6608 pixels.
La couleur est réalisée sur une image moitié moins grande: 2340 pixels × 3304 pixels, qui est un format un peu plus grand que celui nécessaire pour une impression sur TheBookEdition en 12 cm × 18 cm.
Sur Deo Ignito, je travaille en RVB (adobe RGB (1998)) puisque le fichier hi-def est destiné à une impression numérique qui n'a que faire des séparations de couches. Pendant la préparation d'une version imprimable, je vérifierai néanmoins chaque page avec un aperçu CMJN, pour éviter les mauvaises surprises. De même, chaque image destinée au web est convertie en sRGB avant son enregistrement.
3 avril